La concertation pluridisciplinaire: un plus pour les patients

Il est démontré que la concertation pluridisciplinaire, c’est-à-dire une réunion entre médecins et professionnels de la santé de plusieurs disciplines, pour discuter la situation clinique de la personne atteinte d’un cancer afin de lui proposer la stratégie thérapeutique la plus optimale possible, offre aux patients de meilleures survies.

Ces réunions existent dans les établissements hospitaliers au Luxembourg depuis plusieurs années à l’initiative des médecins, sans toutefois fonctionner de la même façon.

Afin de permettre à toutes les personnes atteintes d’un cancer de pouvoir bénéficier de l’avis d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), un concept national a été élaboré, approuvé par Mme la Ministre de la Santé le 13 mai 2016, et sera mis en oeuvre par les établissements hospitaliers, les médecins et l’Institut National du Cancer.

Il est attendu que le médecin prenant en charge une personne atteinte d’un cancer lui propose de présenter ou discuter son cas dans une réunion de concertation pluridisciplinaire afin de définir la stratégie de traitement la plus adaptée au type de cancer, à son stade d’évolution, à son état de santé général, en tenant compte des nouveautés scientifiques dans le domaine.

Des RCP seront organisées soit sous l’égide de l’hôpital, par type de spécialités médicales (cancer du sein, cancers digestifs, …) ou sous l’égide de l’Institut National du Cancer lorsqu’il s’agit d’un cancer rare ou d’une situation plus complexe à gérer.

Les détails de ce concept national sont disponibles dans le document ci-joint.

Concept RCP signé Ministre 2016-05-13

 

 

 

 

De meilleures chances grâce à la télépathologie

Afin de permettre des examens anatomopathologiques extemporanés lors d’une intervention chirurgicale pour cancer, un équipement de télépathologie sera implanté au Luxembourg, dans les 4 établissements hospitaliers à partir du 2ème semestre 2016. Il sera véritablement opérationnel à partir de 2017.

Il permettra aux chirurgiens, en temps réel grâce à une liaison entre le Laboratoire National de Santé et le bloc opératoire de l’hôpital, de déterminer avec une très grande précision les limites de l’intervention chirurgicale à réaliser afin de donner les meilleures chances de guérison à la personne opérée pour un cancer.

Cet équipement de haute technologie sera financé par la Fondation Cancer.

La Fondation Cancer soutient le financement des tests génétiques prédictifs

La Fondation Cancer investit dans la prévention du cancer en participant au financement des tests génétiques permettant d’identifier des mutations génétiques et de déterminer le risque de cancer chez les personnes ayant des antécédents familiaux de cancer. Elle engagera un montant de 50.000 euros par an à cet effet. Le Laboratoire National de Santé est le partenaire de la Fondation Cancer pour cette action.

Les personnes concernées ayant une prédisposition héréditaire au cancer pourront alors bénéficier de mesures de prévention adaptées à leur situation.

Contact: Laboratoire National de Santé , Dr Karin Dahan ou Fondation Cancer 209 route d’Arlon, L-1150 Luxembourg (Tel: 45 30 331)

Fondation Cancer_Financement tests génétiques prédictifs_2016_fr

 

Le Plan National Cancer à l’honneur

Lors de la conférence organisée ce 28 janvier 2016 par Deloitte et la Fédération des Hôpitaux Luxembourgeois, le Plan National Cancer a été mis à l’honneur comme modèle de management intégré des soins. En effet, de par son approche participative permettant à tous les partenaires de participer activement à son implémentation, le Plan National Cancer fait vivre la démocratie sanitaire. L’autorité publique avec ses diverses administrations, les organismes de sécurité sociale, les institutions prestataires de soins, les médecins et soignants, les chercheurs, l’université, des patients, des associations ou fondations représentant les patients, l’agence e-Santé, collaborent ensemble dans les groupes de travail à la mise en oeuvre des diverses actions qui sont à réaliser jusqu’en 2018.

Ce dialogue permanent permet de prendre en considération les besoins des personnes atteintes d’un cancer, tout en considérant les données probantes de la médecine et les contraintes économiques.

D’autre part, les 10 axes du Plan National Cancer constituent une vision intégrée du système de santé, sur lequel il faut agir pour lever les points critiques dans les domaines de la promotion et de la prévention du cancer, ainsi que dans la prise en charge de la personne atteinte du cancer.

Unir nos efforts pour la recherche sur le cancer

Un constat

Malgré le développement de nouvelles thérapies ces 30 dernières années, tous les cancers ne peuvent encore être guéris. Tout comme dans les autres pays, des équipes de recherche travaillent au Luxembourg pour contribuer à une meilleure connaissance sur le développement de cette maladie et son traitement. Le pays dispose d’autre part d’un équipement soutenant favorablement la recherche.

Des questions persistent

Les médecins aimeraient comprendre pourquoi certains cancers ont un mauvais pronostic et plus particulièrement, pourquoi certaines cellules cancéreuses sont résistantes  aux traitements.

Une stratégie nationale de recherche sur le cancer

Un groupe de travail mis en place dans le cadre du Plan National Cancer 2014-2018 propose, à partir d’une analyse du contexte au Luxembourg, une stratégie de recherche en cancérologie pour répondre à cette question. Elle vise à unir les compétences disponibles, à se centrer sur 3 cibles prioritaires, à renforcer la recherche dans les domaines d’expertise actuels de recherche sur le cancer, à attribuer un financement spécifique à la recherche sur cette maladie.

Des résultats attendus

Mieux cibler la recherche sur le cancer devrait permettre d’identifier des biomarqueurs précoces de la tumeur, d’établir des portraits moléculaires de tumeur, et de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques aux personnes atteintes de ces cancers.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la présentation suivante de cette stratégie de recherche

Stratégie de recherche en cancérologie 2015-12-16

Bientôt un programme de dépistage organisé du cancer colorectal

La décision de mettre en oeuvre un Programme de Dépistage Organisé du Cancer ColoRectal (PDOCCR) a été prise par le Conseil du Gouvernement en septembre 2015 sur base d’un concept validé par la Plateforme Nationale Cancer et approuvé par Mme la Ministre de la Santé.

Le cancer colorectal représente la 2ème cause de cancer au Luxembourg chez les hommes et chez les femmes. Ce cancer tue chaque année entre 100 et 140 personnes. Il est souvent découvert tardivement car il évolue sans faire de bruit. Pourtant, s’il est détecté précocement et traité selon les référentiels de bonne pratique, la guérison est possible. Ce cancer se développe principalement après 55 ans.

Mettre en place une détection précoce en recherchant du sang dans les selles est un moyen pour intervenir tôt et éviter des traitements plus lourds pour le patient.

Ce programme s’adressera à la population âgée entre 55 ans et 74 ans, assurée à la Caisse Nationale de Santé, résidant au Luxembourg. Les personnes concernées seront invitées à y participer par courrier à partir du mois de mai 2016.

Avant le démarrage du programme, une campagne d’information de la population sera menée.

Participer à ce dépistage, si vous faites partie de la population ciblée, vous permettra par un geste simple, facile, indolore, de protéger votre santé.

Pour en savoir plus sur ce programme, consultez la présentation ci-jointe.

Dépistage du cancer colorectal- 2015-12-16

 

 

Le Plan National Cancer: bilan des avancées 2015

Le mercredi 16 décembre 2015, Mme la Ministre de la Santé Lydia Mutsch et Mme le Docteur Danielle Hansen-Koenig, Directeur de la Santé et Présidente de la Plateforme Nationale Cancer ont présenté le bilan des travaux réalisés en 2015 dans le cadre du Plan National Cancer ainsi que les perspectives 2016.

Un programme de dépistage du cancer colorectal sera proposé à partir d’avril 2016 aux personnes âgées entre 55 et 74 ans. Les équipes sont en cours de préparation.

Les enfants atteints du cancer pourront dans l’avenir être en grande partie soignés au Luxembourg tout en bénéficiant de l’expertise des centres étrangers et des soins palliatifs à domicile pourront leur être dispensés.

L’alcool étant un facteur de risque important du cancer, un plan national de prévention du mésusage de l’alcool , notamment chez les jeunes, a été conçu et est soumis actuellement à la discussion avec les divers partenaires afin d’établir les grandes priorités.

Afin de prévenir une exposition aux rayonnements ionisants nocive pour les patients lors des examens d’imagerie médicale, un carnet radiologique électronique est en cours d’élaboration. Il sera proposé aux patients dans leur intérêt. En effet, il permettra d’enregistrer tous les examens radiologiques de la personne quel que soit l’endroit où l’examen a eu lieu. Ainsi le médecin pourra consulter l’historique des actes d’imagerie médicale, voir les images et le compte-rendu, avant de faire une nouvelle prescription. Il pourra connaître la dose de rayons ionisants reçue par le patient. Le médecin pourra ainsi plus facilement orienter sa prescription, lorsque cela est possible, vers un examen exposant moins son patient aux rayonnements ionisants.

Toute personne atteinte du cancer pourra désormais bénéficier d’une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) organisée selon un modèle national validé par la Plateforme National Cancer. Lors de cette réunion, son cas de cancer sera présenté et/ou discuté si nécessaire, entre des professionnels de diverses disciplines, afin de proposer le traitement le plus adapté à la situation en tenant compte des acquis de la science.

Le délai moyen pour obtenir le résultat anatomo-pathologique de la tumeur s’est amélioré en 2015, grâce à la réorganisation du Laboratoire National de Santé et des ressources qui ont été attribuées à cet établissement. Cette amélioration est importante car elle permet de mettre plus vite en route le traitement contre le cancer. De nouvelles analyses sont désormais possibles pour mieux choisir le type de médicaments à utiliser.

Une stratégie pour développer la recherche sur le cancer au Luxembourg a été développée en concertation avec tous les acteurs. Trois cibles ont été définies. Cette stratégie doit maintenant être revue par un conseil scientifique spécialisé en cancérologie, avant d’être présentée au Ministre de la Santé et au Ministre de la Recherche.

L’Institut National du Cancer créé en juillet 2015 a commencé ses travaux. Il a notamment établi une liste de cancers rares ou complexes qui pourront désormais bénéficier d’une discussion avec des médecins spécialistes du Luxembourg et de centres de référence à l’étranger, pour déterminer la meilleure stratégie thérapeutique.

Tous les autres travaux en cours ont été passés en revue. Le Plan National Cancer avance grâce à la participation active des médecins et des soignants, des établissements hospitaliers, des patients et des ONG (associations et fondations), des sociétés médicales et de l’Association des Médecins et Médecins Dentistes, de la Caisse Nationale de Santé, de l’Inspection Générale de la Sécurité Sociale, du Contrôle Médical de la Sécurité Sociale, des représentants de la Direction de la Santé et du Ministère de la Santé.

L’exposition aux rayonnements ionisants d’origine médicale: oui, nous pouvons agir!

Affiche bus 2015

Les rayonnements ionisants d’origine médicale sont délivrés par les examens comme un scanner, une radiographie, une tomodensitométrie, une mammographie, un acte chirurgical sous copie, une radio réalisée chez le médecin dentiste, un examen de médecin nucléaire comme une scintigraphie, ou lors d’un traitement par radiothérapie.

Ces actes réalisés pour le diagnostic ou le traitement d’une maladie peuvent contribuer au développement d’un cancer. Ce risque s’accroit en cas de multiplication d’examens, tels que le scanner, chez la même personne, si les doses d’irradiation ne sont pas optimisées par rapport à l’âge, la taille et le poids de la personne, en cas d’hypersensibilité aux rayonnements ionisants, chez les enfants et les personnes jeunes, ainsi que chez le foetus de la femme enceinte.

Le principe de précaution s’applique donc, et il est recommandé de ne faire un examen à rayonnements ionisants que lorsque cela est véritablement justifié sur le plan scientifique pour la prise en charge du patient.

La prévention du cancer en diminuant l’exposition aux rayonnements ionisants concerne tout autant le médecin que le patient: le médecin ne prescrira que l’examen justifié, le patient ne sollicitera pas son médecin pour avoir absolument un examen d’imagerie injustifié sur le plan clinique.

Protégeons notre santé par des examens justifiés et réalisés selon les bonnes pratiques en imagerie médicale

Afin de nous rendre attentif au risque de l’exposition aux rayonnements ionisants d’origine médicale, le Ministère de la Santé a lancé une vaste campagne d’information que vous retrouverez dans les divers médias ci-après.

http://www.pasderayonssansraisons.lu

Affiche « pas de rayons » en allemand

Affiche « pas de rayons » en français

Dépliant « pas de rayons » en allemand

Dépliant « pas de rayons » en français

http://www.pasderayonssansraisons.lu/sites/5025.fedimbo.belgium.be/files/PDRSR_20140521_FR_01.mp3

http://www.pasderayonssansraisons.lu/sites/5025.fedimbo.belgium.be/files/PDRSR_20140521_FR_02.mp3

http://www.pasderayonssansraisons.lu/sites/5025.fedimbo.belgium.be/files/PDRSR_20140521_FR_03.mp3

http://www.pasderayonssansraisons.lu/sites/5025.fedimbo.belgium.be/files/PDRSR_20140521_LU_01.mp3

http://www.pasderayonssansraisons.lu/sites/5025.fedimbo.belgium.be/files/PDRSR_20140521_LU_02.mp3

http://www.pasderayonssansraisons.lu/sites/5025.fedimbo.belgium.be/files/PDRSR_20140521_LU_03.mp3

Plan Alcool: appel d’offre

Le Plan National Cancer 2014-2018 approuvé par le Conseil de Gouvernement dans sa séance du 18 juillet 2014, et publié par Madame la Ministre de la Santé le 2 septembre 2014, prévoit dans l’Axe 2 « Promotion de la Santé » une mesure 2.3 qui vise à « Lutter contre la consommation excessive d’alcool chez les jeunes ». Une action est à mettre en œuvre :

  • développer et mettre en place un Plan Alcool orienté Jeunes, comprenant un volet prévention, détection précoce et offres de prise en charge.

Afin de pouvoir mener cette action, le Ministère de la Santé et la Direction de la Santé font un appel d’offre à la recherche d’un prestataire externe.

L’offre est à envoyer par voie postale, pour le 27 juillet 2015 au plus tard, à :

Docteur Danielle Hansen-Koenig, Directeur de la Santé, Présidente de la Plateforme Nationale Cancer, Villa Louvigny, Allée Marconi, L-2120 Luxembourg.

Le descriptif de la mission est disponible dans le document ci-joint.

Plan Alcool appel offre 2015-07-13

Plan Tabac : appel d’offre

Le Plan National Cancer 2014-2018 approuvé par le Conseil de Gouvernement dans sa séance du 18 juillet 2014, et publié par Madame la Ministre de la Santé le 2 septembre 2014, prévoit dans l’Axe 2 « Promotion de la Santé » une mesure 2.2 qui vise à « Mieux aider les personnes tabagiques à se sevrer ». Deux actions sont à mettre en œuvre :

  • actualiser le plan de lutte contre le tabagisme en intégrant les dispositions ayant une efficacité démontrée à l’étranger sur la consommation de tabac et l’implémenter,
  • améliorer le programme de sevrage tabagique en fonction des résultats de son évaluation.

Afin de pouvoir mener ces deux actions, le Ministère de la Santé et la  Direction de la Santé lancent  un appel d’offre à la recherche d’un prestataire externe.

Les offres sont à adresser pour le 27 juillet 2015 au plus tard,à:

Docteur Danielle Hansen-Koenig, Directeur de la Santé, Présidente de la Plateforme Nationale Cancer, Villa Louvigny, Allée Marconi, L-2120 Luxembourg

Le descriptif de la mission est disponible dans le document ci-joint.

Plan tabac appel offre 2015-07-13