Gouvernance Lutte contre Cancer

Optimiser la gouvernance de la lutte contre le cancer

La gouvernance de la lutte contre le cancer sera optimisée dans le cadre du Plan Cancer 2014-2018. Elle s’appuiera sur:

  • un partenariat avec les acteurs concernés afin de renforcer l’efficacité des actions,
  • des indicateurs pertinents et robustes en matière d’épidémiologie, de qualité, de performance de processus, pour suivre le poids des cancers et l’efficacité des mesures mises en place ,
  • une politique de communication transparente intégrant la publication des résultats,
  • une plateforme nationale de lutte contre le cancer (PFN-Cancer) chargée d’implémenter, de coordonner, de suivre et évaluer la réalisation du Plan Cancer.

Produire et se servir d’indicateurs

La gouvernance de la lutte contre le cancer repose sur la production d’indicateurs afin de pouvoir prendre des décisions de politique de santé ayant un réel impact sur le cancer. La première étape  a consisté à définir le set d’indicateurs à produire, la méthodologie et la fréquence de production. Chaque indicateur a été choisi, en se référant aux indicateurs internationaux ou européens afin de garantir la comparabilité des résultats. Leur évolution à moyen et long terme sera suivie, en raison du temps de latence entre la mise en place d’actions et leur traduction en résultats sur l’incidence des cancers ou la mortalité par cancer. Les bases de données existantes seront valorisées et optimisées pour la production des indicateurs.

 Les indicateurs suivants utiles au pilotage de la lutte contre le cancer seront produits dans le cadre du PC-Lux 2014-2018:

  • Indicateurs épidémiologiques (incidence, prévalence, survie, mortalité, équité, qualité de vie, facteurs de risque,..)
  • Indicateurs de qualité (application des guidelines diagnostiques et thérapeutiques,  qualité de vie et satisfaction des patients,…)
  • Indicateurs de processus (délais d’accès aux examens diagnostiques, délais d’accès aux traitements, taux de participation aux programmes de prévention et de dépistage, traitements à l’étranger,…)
  • Indicateurs de performance (coûts de la cancérologie, gains en survie, en qualité de vie, en examens complémentaires, en hospitalisation,…)

Communiquer les résultats

Permettre aux partenaires du Plan Cancer d’être des acteurs impliqués dans la lutte contre le cancer impose la mise en place d’une politique de communication transparente, régulière et offrant des possibilités d’échanges constructifs entre acteurs de terrain et autorité publique. La politique de communication visera l’amélioration de la collaboration entre les acteurs et soutiendra l’interdépendance. Des bilans réguliers des actions accomplies, avec mise en évidence des résultats obtenus par rapport aux objectifs fixés, seront organisés. Les partenaires seront consultés pour l’identification de points critiques résiduels et des solutions à proposer. La transparence sera aussi garantie par une information publique accessible aux citoyens sur les budgets investis dans le PC-Lux, ainsi que sur les résultats épidémiologiques comparés avec ceux de l’EU-15.

 Avoir un plan global d’organisation de la cancérologie

Pour garantir la durabilité du système de santé et notamment sa capacité à prendre en charge un plus grand nombre de patients atteints du cancer en raison de l’évolution de l’âge de la population et des moyens de détection et de traitement plus efficaces, en leur garantissant une qualité des soins et de traitement conformes aux acquis de la science, il est indispensable de définir un plan global d’organisation de la cancérologie sur le territoire national, comprenant la planification des services de cancérologie et des soins de fin de vie, la planification des équipements diagnostiques et thérapeutiques y associés, les filières de prise en charge ainsi que les conditions requises à tous les niveaux. Ce plan global aura pour objectif de mieux rationaliser les dépenses par une planification efficiente des ressources allouées. Il devrait aussi permettre une planification des besoins en médecins et une gestion efficiente des dotations en personnel . Il précisera les conditions requises pour chaque offre de service, notamment les obligations en termes de parcours clinique du patient, types de guidelines nécessaires, volumes d’activité, formation des professionnels et entretien continu des compétences, Réunions de Concertation Pluridisciplinaire, …. Ce plan national d’organisation de la cancérologie sera remis à Mme la Ministre de la Santé à des fins d’intégration dans le Plan Hospitalier en cours d’exercice.

Créer un Institut National du Cancer (INC)

Dans le cadre du Plan Cancer 2014-2018, un Institut National du Cancer a été créé le 25 juin 2015, ayant une mission d’organisation et de coordination des activités cliniques de cancérologie, ainsi qu’une mission d’animation scientifique.  Il a pour objectif de donner les meilleures chances de traitement à la population atteinte de cancer et d’optimiser les ressources disponibles au profit de tous. Un concept d’Institut National du Cancer a été développé  par un groupe de travail, précisant sa forme juridique, sa mission, son mode de fonctionnement, son déploiement et organisation sur l’ensemble du territoire national,  afin d’optimiser, au bénéfice des patients, les filières de prise en charge des personnes atteintes de cancer.

Il a été créé sous la forme juridique d’une Asbl, avec divers partenaires: les établissements hospitaliers ayant la mission de diagnostiquer et traiter le cancer, la Fondation Cancer, la Fondatioun Kriibskrank Kanner, la Patiente Vertriedung, la Société Luxembourgeoise d’Oncologie, la Plateforme Nationale Cancer.

La mission de l’INC en ce qui concerne la validation des guidelines en cancérologie, l’organisation des Réunions de Concertation Pluridisciplinaire, l’organisation des filières de prise en charge en cancérologie et leur labellisation, ainsi que l’animation des questions de recherche et le développement de projets de recherche, est précisée dans le concept qui a été validé par la Plateforme Nationale Cancer en avril 2015 et approuvé par Mme la Ministre de la Santé.

Résumé du Concept Institut National du Cancer -version finale – 2015-05-06 validé PFN-Ministre

Les statuts de l’INC précisent son mode d’organisation et de fonctionnement.

La Présidence est assurée par le Docteur Guy Berchem, médecin spécialiste en oncologie médicale, désigné par la Plateforme Nationale Cancer, la Vice-Présidence par le Docteur Marc Berna,  médecin spécialiste en médecine interne, représentant des Hôpitaux Robert Schuman. Le Docteur Michel Untereiner, médecin spécialiste en radiothérapie, représentant du Centre François Baclesse en est le Secrétaire et Madame Anne Goeres, représentante de la Fondatioun Kriibskrank Kanner en est la Trésorière.

INC-Statut asbl vers 2015-06-25 avalisée