Plan Cancer et Parcours clinique

Les actions dans le cadre du Plan Cancer 2014-2018 relatives aux parcours cliniques seront les suivantes:

Implanter les recommandations de bonnes pratiques

Dans le cadre du PC-Lux 2014-2018, des guidelines diagnostiques, thérapeutiques, de réhabilitation physique et soignants, seront validés puis publiés, diffusés auprès des professionnels et mis à disposition de la population. Ces recommandations porteront sur les cancers prévalents : poumon, sein, prostate, colon-rectum, mélanome, pancréas et hémopathies malignes. Une évaluation de leur application sera réalisée en 2018 dans les établissements hospitaliers traitant le cancer.

Analyser sur le plan national les parcours cliniques

Le parcours cliniques des personnes atteintes d’un cancer du poumon, du sein, de la prostate, du colon-rectum, mélanome, seront analysés dans les établissements traitant le cancer, sous l’angle des recommandations de bonnes pratiques et sous l’angle de la performance (hospitalisation et examens justifiés). Aux aspects médicaux diagnostiques et thérapeutiques, seront ajoutés dans cette analyse les évaluations à faire par l’équipe multidisciplinaire concernant les besoins nutritionnels, psychologiques, douleur et de réhabilitation des patients. Les points critiques seront identifiés et des améliorations seront à proposer en terme de filières de prise en charge. La standardisation des parcours cliniques sera recherchée.

Développer un case management ciblé des patients

Afin d’améliorer la performance du parcours clinique de certains types de patients atteints de cancer, et notamment ceux ayant été traités à l’étranger, une fonction de case manager sera développée. Une formation en case management sera organisée.

Organiser la prise en charge des personnes atteintes de cancers rares

Lorsque la prise en charge recommandée selon les acquis de la science, dépasse le cadre du système de santé luxembourgeois, le patient est alors adressé à l’étranger. Le Plan Cancer 2014-2018 devra permettre de mieux formaliser la filière de prise en charge à l’étranger, et notamment le processus de réintégration après le traitement, et la collecte des informations sur la prise en charge réalisée à l’étranger. Des modalités de collaboration avec les centres étrangers seront développées.

Mieux prendre en charge la douleur des patients atteints de cancer

Pour cela un service national de traitement de la douleur chronique, multidisciplinaire, sera mis en place. Il se délocalisera sur l’ensemble des centres hospitaliers traitant le cancer afin d’augmenter l’accessibilité des patients à ce type de compétences et ce dans des délais inférieurs à 5 jours ouvrables. Les protocoles douleur seront partagés entre les professionnels dans le Dossier de Soins Partagé du Patient. Des formations à la gestion de la douleur seront organisées pour les médecins hospitaliers spécialistes et les médecins généralistes, et les recommandations de bonnes pratiques dans le domaine de la douleur chronique seront mis à leur disposition. L’accessibilité aux thérapies contre la douleur chronique au domicile sera étudiée sous l’angle notamment des modalités de prescription, de distribution, de stockage.

Mettre en place un système de suivi national des complications liées au diagnostic et au traitement du cancer

Un système de suivi national des complications sera défini pour les cancers dont les recommandations de bonnes pratiques auront été publiées, puis mis en place. La collecte des données sera mise en place et intégrée dans le système qualité et de gestion des risques de l’établissement hospitalier.

Organiser les réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP)

Le Plan Cancer 2014-2018 devra permettre de définir la mission et les modalités de fonctionnement des RCP, en créant deux types de RCP : locale dans les établissements traitant des cancers et nationale pour les cancers rares ou complexes. Les types de cancer et de situations cliniques devant passer en RCP seront à définir. Une évaluation du fonctionnement des RCP sera réalisée, en s’attachant plus particulièrement au taux de non passage du dossier du patient en RCP avant la mise en route d’un protocole thérapeutique. Un logiciel RCP national sera implémenté dans les établissements.

Evaluer l’application du protocole thérapeutique recommandé par la RCP

L’action consistera à définir le protocole d’évaluation, de collecter les données, de dresser un premier bilan en 2018 avec des propositions d’amélioration.