Promotion de la Santé

Préserver le capital santé

La promotion de la santé vise à développer dans la population des comportements de santé (ex  activité physique régulière) permettant de conserver le capital santé des individus le plus longtemps possible. Elle cherche à conserver un bon état de santé physique, psychique et sociale. La promotion de la santé  contribue à la prévention des maladies et à la diminution de la mortalité précoce. Elle sensibilise la population sur des problèmes de santé publique et cherche à en diminuer les facteurs de risque. Toutefois, tous les groupes composant une population n’ont pas les mêmes facteurs de risque et donc les mêmes besoins en termes de promotion de la santé. Ce constat impose des approches adaptées à chaque groupe cible tenant compte de la situation socio-économique des individus concernés.

Plan Cancer et Promotion de la Santé

Le Plan Cancer vise à offrir à toute la population, y compris les populations les plus à risque ou exclues, des actions de promotion de la santé favorables à la lutte contre le cancer, coordonnées sur le plan national et actualisées sur le plan scientifique.

Intégrer la prévention du cancer dans toutes les politiques publiques

Les politiques publiques concernées par la promotion de la santé afin d’agir sur les quatre facteurs de risque de cancer que sont le tabac, l’alcool, l’obésité et la sédentarité, et les ministères ou organisations publiques y afférents seront identifiés. Ils seront invités à développer une stratégie durable de lutte contre ces facteurs de risque dans leur domaine respectif, se concrétisant par des actions annuelles intégrées. Afin de garantir une cohérence et une coordination dans les actions entreprises, une concertation avec ces acteurs sera organisée au sein de la Plateforme Nationale Cancer. Un plan d’intégration global de la promotion de la santé en faveur de la lutte contre le cancer sera développé. Une vigilance sera accordée à la sélection d’actions dont l’efficacité a été démontrée dans d’autres pays, ainsi qu’à la mutualisation des moyens afin de limiter les coûts aux stricts besoins. Les objectifs du plan global et des actions seront clairement énoncés avant le démarrage et une évaluation sera programmée afin d’en mesurer les impacts.

 Mener des actions ciblées de promotion de la santé pour les populations les plus à risque

En complément d’une sensibilisation de l’ensemble de la population résidant ou travaillant sur le territoire national, sur les liens entre modes de vie modifiables et cancer, des actions seront orientées vers les populations présentant les plus grands risques de développer un cancer.

A cet effet, la première étape consistera à identifier ces populations et à apprécier leur contexte de vie afin d’adapter les actions de promotion de la santé à mener au public ciblé (âge, langue, niveau d’alphabétisation…). Pour ce faire, une coopération avec les services sociaux des communes, les enseignants, le service de médecine scolaire, la ligue médico-sociale, les maisons relais, etc… sera à développer.

D’autre part, les acteurs ayant les meilleures opportunités pour toucher ces populations seront identifiés afin de les impliquer dans la démarche pour optimiser l’impact de l’action.

La participation de ces populations au développement des actions, à leur mise en œuvre, à leur suivi et à l’évaluation de leur efficacité sera favorisée.

Les objectifs des actions à mener seront clairement énoncés et une évaluation de chaque action sera réalisée.

Eduquer à la santé précocement

Pour compléter la stratégie en faveur des populations les plus à risque de développer un cancer, l’éducation à la santé sera promotionnée dès l’école maternelle, et sera continuée au sein de toutes les structures d’accueil, des structures d’éducation y compris l’université, jusqu’au monde du travail. Cela devrait permettre de toucher très tôt les enfants et de continuer cette éducation pour la santé au cours de la vie. Les actions devront être cohérentes entre elles, répétées et progressives dans les apprentissages. Une attention particulière sera portée à l’actualisation scientifique des contenus proposés aux populations. Les besoins en compétences en promotion et éducation à la santé des acteurs responsables de ces actions seront à combler.La Direction de la Santé exercera un rôle de coordination et de guidance des acteurs afin de garantir la cohérence entre les actions, la continuité des démarches poursuivies à travers le temps, ainsi qu’une utilisation rationnelle des moyens à mobiliser.

Développer les soins de santé primaires

Le rôle du médecin généraliste ou référent dans la promotion de la santé en faveur de la lutte contre le cancer est essentiel, en raison de sa connaissance de la famille et de la relation privilégiée et prolongée qu’il peut entretenir avec elle.

L’action consistera à identifier les mesures permettant de développer les soins de santé primaire dans le but de promouvoir la santé individuelle et d’agir sur les facteurs de risque modifiables pour lutter contre le cancer.

Ces mesures présenteront les types de prestations à développer en extrahospitalier, leur modèle d’organisation (en individuel ou en collectif), leur mode de financement, leur déploiement sur l’ensemble du territoire. Il sera précisé les professionnels concernés ainsi que les compétences requises pour leur réalisation, et les besoins de formation éventuels.

Le modèle d’équipes multidisciplinaires intervenant dans les soins de santé primaires pour la promotion et l’éducation à la santé aidant à lutter contre le cancer sera étudié notamment en se basant sur les modèles efficients à l’étranger, pour préconiser les mesures à mettre en place au Luxembourg.

La notion d’équité d’accès pour la population et de couverture géographique des mesures proposées sera intégrée dans les propositions à faire.

Les mesures proposées tiendront compte de la fonction de médecin référent inscrite dans la loi luxembourgeoise et s’articuleront autour.

Les opportunités pour soutenir les individus dans une démarche de modification de leurs modes de vie seront décrites, tant au niveau des médecins généralistes et référents, que des équipes médico-scolaires, des services de médecine du travail ou des services hospitaliers. Le rôle, que pourraient exercer ces acteurs notamment en matière de prévention des facteurs de risque liés au cancer, d’orientation vers les programmes de prévention et de dépistage, et de prise en charge des facteurs de risque chez le patient en cours de traitement pour cancer afin de prévenir la récidive du cancer, sera revu. Les aménagements éventuels des textes législatifs relatifs aux équipes médico-scolaires et des médecins du travail seront à proposer, si besoin.