Le Plan National Cancer: bilan des avancées 2015

Le mercredi 16 décembre 2015, Mme la Ministre de la Santé Lydia Mutsch et Mme le Docteur Danielle Hansen-Koenig, Directeur de la Santé et Présidente de la Plateforme Nationale Cancer ont présenté le bilan des travaux réalisés en 2015 dans le cadre du Plan National Cancer ainsi que les perspectives 2016.

Un programme de dépistage du cancer colorectal sera proposé à partir d’avril 2016 aux personnes âgées entre 55 et 74 ans. Les équipes sont en cours de préparation.

Les enfants atteints du cancer pourront dans l’avenir être en grande partie soignés au Luxembourg tout en bénéficiant de l’expertise des centres étrangers et des soins palliatifs à domicile pourront leur être dispensés.

L’alcool étant un facteur de risque important du cancer, un plan national de prévention du mésusage de l’alcool , notamment chez les jeunes, a été conçu et est soumis actuellement à la discussion avec les divers partenaires afin d’établir les grandes priorités.

Afin de prévenir une exposition aux rayonnements ionisants nocive pour les patients lors des examens d’imagerie médicale, un carnet radiologique électronique est en cours d’élaboration. Il sera proposé aux patients dans leur intérêt. En effet, il permettra d’enregistrer tous les examens radiologiques de la personne quel que soit l’endroit où l’examen a eu lieu. Ainsi le médecin pourra consulter l’historique des actes d’imagerie médicale, voir les images et le compte-rendu, avant de faire une nouvelle prescription. Il pourra connaître la dose de rayons ionisants reçue par le patient. Le médecin pourra ainsi plus facilement orienter sa prescription, lorsque cela est possible, vers un examen exposant moins son patient aux rayonnements ionisants.

Toute personne atteinte du cancer pourra désormais bénéficier d’une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) organisée selon un modèle national validé par la Plateforme National Cancer. Lors de cette réunion, son cas de cancer sera présenté et/ou discuté si nécessaire, entre des professionnels de diverses disciplines, afin de proposer le traitement le plus adapté à la situation en tenant compte des acquis de la science.

Le délai moyen pour obtenir le résultat anatomo-pathologique de la tumeur s’est amélioré en 2015, grâce à la réorganisation du Laboratoire National de Santé et des ressources qui ont été attribuées à cet établissement. Cette amélioration est importante car elle permet de mettre plus vite en route le traitement contre le cancer. De nouvelles analyses sont désormais possibles pour mieux choisir le type de médicaments à utiliser.

Une stratégie pour développer la recherche sur le cancer au Luxembourg a été développée en concertation avec tous les acteurs. Trois cibles ont été définies. Cette stratégie doit maintenant être revue par un conseil scientifique spécialisé en cancérologie, avant d’être présentée au Ministre de la Santé et au Ministre de la Recherche.

L’Institut National du Cancer créé en juillet 2015 a commencé ses travaux. Il a notamment établi une liste de cancers rares ou complexes qui pourront désormais bénéficier d’une discussion avec des médecins spécialistes du Luxembourg et de centres de référence à l’étranger, pour déterminer la meilleure stratégie thérapeutique.

Tous les autres travaux en cours ont été passés en revue. Le Plan National Cancer avance grâce à la participation active des médecins et des soignants, des établissements hospitaliers, des patients et des ONG (associations et fondations), des sociétés médicales et de l’Association des Médecins et Médecins Dentistes, de la Caisse Nationale de Santé, de l’Inspection Générale de la Sécurité Sociale, du Contrôle Médical de la Sécurité Sociale, des représentants de la Direction de la Santé et du Ministère de la Santé.